Agenda
20h15, représentation
21h15, verre offert
Chaussée de Haecht, 266
1030 Bruxelles
21h, rencontre avec l'auteur
Ce roman est fait de listes. Entre autres la liste de ses rencontres mémorables avec les Manoutcheri. Les Manoutcheri, ce sont quatre sœurs et quatre frères iraniens, arrivés, comme Soheila, à Bruxelles un peu avant la révolution islamique de 1979, et qui, à leur grand étonnement, n’ont jamais pu retourner dans leur pays de naissance.
Ils ont vécu des vies très différentes de celles qu’ils avaient imaginées, des vies avec des joies, des naissances, des mariages, des éclats de rire, mais aussi des vies un peu médiocres, un peu tristes. Peu à peu, la majeure partie d’entre eux sont morts prématurément. Une toute petite tragédie, omise des livres d’Histoire et des médias, une tragédie à peine perceptible et qui a même échappé à ces gens qui en étaient eux-mêmes les victimes.

Biographie
« Je suis né le 26 juillet 1964, à Téhéran. Ma mère est d’origine iranienne. Mon père est belge, d’origine juive polonaise et autrichienne. J’ai fait des études de montage cinéma, à l’INSAS. Depuis, j’écris.
J’ai reçu quelques prix. On a traduit certaines de mes œuvres, entre autres en italien, en allemand, en chinois, en russe, en néerlandais. Je suis beaucoup beaucoup moins célèbre que Stephen King. Mais je parviens à vivre de l’écriture.
J’ai écrit des scénarios de film (entre autres « une Liaison Pornographique », « le Tango des Rashevski », « la Femme de Gilles », « Thomas est amoureux »), des pièces de théâtre (entre autres « Les Mangeuses de Chocolat », « L’Invisible », « Le Village Oublié d’au-delà des Montagnes », « les Témoins », « Tuyauterie »), des romans (entre autres « De Cendres et de Fumée », « le Livre des Rabinovitch », « Johnny Bruxelles »). J’ai aussi mis en scène certaines des pièces que j’ai écrites et réalisé plusieurs films (entre autres « Un Honnête Commerçant » et « La Couleur des mots »).
J’aime le thé vert, le chocolat, les riz iraniens, les bains.
Presse
La lecture de La nuit est encore longue est un moment de plaisir pour l’esprit, une fête verbale incessante et jouissive qui célèbre les bienfaits de la rencontre des cultures et des êtres humains quand celle-ci est placée sous le signe de la liberté et du respect. Rompu aux expériences littéraires audacieuses, Philippe Blasband trouve ici une manière élégante et insolite de saluer (une part de) ses origines tout en mettant ses talents de scénariste à profit, confirmant, si besoin en était, sa stature d’écrivain accompli.
Le Carnet et les Instants – Thierry Detienne
Toute l'inquiétude que ma mère et sa mère pourraient exprimer ou cacher, toute l'inquiétude que je pourrais moi ressentir, tout cela, pour moi, est balayé quand, en terminant de grimper les marches de l'escalator à l'arrêt, je me rends compte qu'à côté d'elles deux, se tient un jeune homme dans le début de la vingtaine, très visiblement iranien, un fragment d'Iran fiché dans ce qui pour moi est un symbole de la Belgique (le hall des arrivées à l'aéroport de Zaventem), iranien jusqu'à la grosse moustache et le jeans à pattes d'éléphant.